Le permis de démolir est une autorisation administrative qui doit être obtenue préalablement à la démolition partielle ou totale d’un bâtiment, si celui-ci se situe en site inscrit.
Le Permis de démolir est exclusivement destiné à empêcher les démolitions des constructions situées dans un secteur protégé au titre du patrimoine architectural, urbain ou paysager.
Lorsque ces démolitions dépendent d’un projet de construction ou d’aménagement, la demande de permis d’aménager ou de permis de construire permet aussi de demander l’autorisation de démolir.
Travaux concernés
Un permis de démolir est notamment exigé pour les travaux :
démolissant ou rendant inutilisable tout ou partie d’une construction dans un secteur sauvegardé avec périmètre délimité ou dans un périmètre de restauration immobilière,
démolissant ou rendant inutilisable tout ou partie d’une construction située dans le champ de visibilité d’un monument historique ou dans une zone de protection du patrimoine architectural, urbain ou paysager.
Travaux exemptés
Le permis de démolir n’est pas exigé notamment pour les opérations de démolition :
effectuée sur un bâtiment menaçant ruine ou sur un immeuble insalubre,
effectuée en application d’une décision de justice devenue définitive.
Durée de validité du permis de démolir
La durée de validité du permis de démolir est de 3 ans. Il peut être prolongé 2 fois pour une durée d’1 an. Le titulaire de l’autorisation peut en demander la prolongation au moins 2 mois avant son expiration.
Vérifié le 21 septembre 2020 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
La cellule de reclassement est un dispositif facultatif visant à faciliter le reclassement dans un nouvel emploi d’un salarié dont le licenciement pour motif économique est envisagé. Le dispositif est financé par le Fonds national pour l’emploi (FNE). Il est applicable selon certaines dispositions.
La cellule de reclassement est une structure mise en place par l’employeur afin de faciliter le reclassement en dehors de l’entreprise d’un salarié dont le licenciement économique est envisagé. Elle est financée par le Fonds national pour l’emploi (FNE).
La mise en place d’une cellule de reclassement est réservée aux entreprises de moins de 1 000 salariés qui engagent une procédure de licenciement économique.
Elle bénéficie à tout salarié de l’entreprise concerné par la procédure, sans condition d’âge ou d’ancienneté.
La cellule de reclassement est mise en place à titre facultatif, par convention entre l’État et l’entreprise.
Elle a un rôle d’accueil, d’évaluation, d’orientation et de conseil.
Elle se charge d’examiner avec le salarié sa situation professionnelle, ses attentes et les emplois envisageables.
Elle collabore avec Pôle emploi.
Elle prospecte directement les offres d’emploi auprès du réseau de relations de l’entreprise.
Le salarié intéressé doit demander à l’employeur de bénéficier des prestations de la cellule.
Cette possibilité est ouverte durant toute la durée de vie de la cellule.
Le salarié doit remplir un bulletin d’adhésion.
Formulaire Convention de cellule de reclassement – Bulletin d’adhésion du salarié
Le salarié qui bénéficie des prestations de la cellule de reclassement reste un membre de l’entreprise tant qu’il n’a pas été licencié.
Après licenciement, il continue de bénéficier des prestations de la cellule en tant que demandeur d’emploi.
La durée de la cellule de reclassement est précisée par la convention qui l’instaure. Elle doit être d’une durée inférieure à 1 an.
Elle peut faire l’objet d’une prolongation de manière exceptionnelle, si la commission de suivi constate qu’un nombre important de salariés présente de réelles difficultés de reclassement. La prolongation de la cellule ne peut avoir pour conséquence d’augmenter son budget.