Le permis de démolir est une autorisation administrative qui doit être obtenue préalablement à la démolition partielle ou totale d’un bâtiment, si celui-ci se situe en site inscrit.
Le Permis de démolir est exclusivement destiné à empêcher les démolitions des constructions situées dans un secteur protégé au titre du patrimoine architectural, urbain ou paysager.
Lorsque ces démolitions dépendent d’un projet de construction ou d’aménagement, la demande de permis d’aménager ou de permis de construire permet aussi de demander l’autorisation de démolir.
Travaux concernés
Un permis de démolir est notamment exigé pour les travaux :
démolissant ou rendant inutilisable tout ou partie d’une construction dans un secteur sauvegardé avec périmètre délimité ou dans un périmètre de restauration immobilière,
démolissant ou rendant inutilisable tout ou partie d’une construction située dans le champ de visibilité d’un monument historique ou dans une zone de protection du patrimoine architectural, urbain ou paysager.
Travaux exemptés
Le permis de démolir n’est pas exigé notamment pour les opérations de démolition :
effectuée sur un bâtiment menaçant ruine ou sur un immeuble insalubre,
effectuée en application d’une décision de justice devenue définitive.
Durée de validité du permis de démolir
La durée de validité du permis de démolir est de 3 ans. Il peut être prolongé 2 fois pour une durée d’1 an. Le titulaire de l’autorisation peut en demander la prolongation au moins 2 mois avant son expiration.
Vérifié le 24 février 2021 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice
L’injonction de faire est une procédure judiciaire qui permet d’obliger un commerçant, un artisan ou un particulier à exécuter le contrat conclu entre eux par un juge. Cela peut concerner l’exécution de travaux, la livraison de marchandises… Si le juge accepte la requête, il fixe les conditions et le délai dans lequel l’exécution doit être réalisée.
Pour obtenir une ordonnance d’injonction de faire, vous devez vérifier si les 3 conditions suivantes sont réunies :
Le montant du litige (le prix du produit non livré par exemple) ne doit pas excéder 10 000 €
Vous devez préciser la nature exacte de l’obligation réclamée et indiquer le montant des dommages et intérêts demandés en cas d’inexécution. La demande doit être accompagnée des documents justificatifs : facture, bon de commande, devis…
Votre demande ne sera pas étudiée si elle est incomplète.
La demande doit être déposée ou adressée au greffe du tribunal.
Le tribunal compétent est celui du domicile de votre adversaire ou du lieu de l’exécution du contrat (votre logement en cas de travaux inachevés par exemple).
Les autres frais (avocat, commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire)….) sont à votre charge. Si vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle pour prendre en charge tout ou partie de ces frais.
À noter
si vous perdez votre affaire, vous êtes en principe condamné à rembourser les frais du procès à votre adversaire. C’est ce qu’on appelle les dépens.
La représentation par avocat n’est pas obligatoire.
Si vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle pour prendre en charge tout ou partie des frais d’avocat, commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire)…
Si le juge estime la demande justifiée, il rend une ordonnance d’injonction de faire.
L’ordonnance fixe l’objet de l’obligation, le délai et les conditions d’exécution de l’injonction. Elle fixe également une date d’audience en cas de non-respect de cette ordonnance.
L’ordonnance est notifiée aux parties par lettre recommandée avec accusé de réception.
À savoir
la décision du juge ne peut pas être contestée en appel. En cas de désaccord, vous devez saisir le tribunal judiciaire qui tranchera le litige.
Si le juge rejette la demande, sa décision ne peut pas être contestée en appel.
Le demandeur pourra alors saisir le tribunal judiciaire soit par requête, soit par assignation selon le montant de la demande.
Si votre adversaire exécute son obligation dans les délais impartis, vous devez en informer le greffe du tribunal qui a rendu la décision. L’affaire s’arrête et il n’y a pas de nouvelle audience.
Si votre adversaire ne remplit pas ses obligations, en partie ou totalement,vous devrez tous les 2 vous présenter à l’audience mentionnée dans l’ordonnance. Le tribunal devra juger votre demande initiale et les autres demandes que vous pouvez ajouter.
Si la nouvelle décision rendue par le juge ne vous convient pas, il est possible de faire un recours.
Le type de recours dépend des sommes en jeu.
Si l’affaire porte sur une somme inférieure à 5 000 €, les parties peuvent contester le jugement en formant un pourvoi en cassation dans le délai de 2 mois.
Si l’affaire porte sur une somme supérieure à 5 000 €, les parties peuvent contester le jugement en faisant appel dans le délai d’1 mois.