La déclaration préalable est un document administratif qui donne les moyens à l’administration de vérifier qu’un projet de construction respecte bien les règles d’urbanisme en vigueur. Ce document est obligatoire pour les travaux de faible importance.
Il concerne tous les travaux inférieurs à 20m2 d’emprise au sol ou de 40m2 lorsque le projet est une extension située en zone urbaine (u) et que la totalité de la surface de plancher (existant + extension) ne dépasse pas 150m2.
Durée de validité de la déclaration préalable
La durée de validité de la déclaration est de 3 ans. Les travaux doivent impérativement commencer dans ce délai dès l’obtention de la déclaration préalable.
Une fois que les travaux ont commencé, ils ne doivent pas être interrompus pendant plus d’un an. Ils peuvent être échelonnés à condition que chaque interruption soit inférieure à un an et que les travaux exécutés d’une année sur l’autre soit suffisamment importants et significatifs. Si ces délais ne sont pas respectés, la déclaration préalable n’est en principe plus valable.
Prolongation de la déclaration préalable
Une déclaration préalable peut être prolongée 2 fois pour une durée d’1 an. Cette demande doit intervenir 2 mois avant l’expiration du délai de validité.
Assurance habitation : comment se déroule l’expertise ?
Vérifié le 14 décembre 2021 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
Si vous avez un sinistre dégâts des eaux ou incendie, l’assureur peut décider de faire réaliser une expertise avant de vous indemniser. Le rôle de l’expert est d’établir les circonstances du sinistre, d’évaluer les dégâts et de proposer une indemnisation. Si le rapport d’expertise ne vous convient pas, vous pouvez demander une contre-expertise, mais elle sera à vos frais.
L’expertise est obligatoire dans certains cas. Par exemple, s’il s’agit d’une catastrophe technologique entraînant des dommages importants.
Dans d’autres cas, l’expertise n’est pas obligatoire. Ainsi, par exemple, dans la plupart des situations de dégâts des eaux.
C’est la compagnie d’assurance qui décide si une expertise est nécessaire.
Généralement, l’expert se déplace sur les lieux pour constater les dégâts et essayer de déterminer les causes du sinistre.
Il peut aussi faire son constat à partir de photos, sans se rendre personnellement sur le lieu du sinistre.
Il rédige un rapport d’expertise.
Le rapport sert de base à l’assurance pour vous proposer une indemnisation.
Le rapport doit indiquer notamment les éléments suivants :
Circonstances du sinistre
Biens endommagés lors du sinistre
Évaluation des dommages subis
Conditions de remise en état (remplacement ou réparation)
Choix par l’assureur ou par le juge
L’expert est généralement désigné par l’assureur.
Mais quand une affaire est portée devant la justice, c’est le juge qui choisit l’expert. Il s’agit alors d’un expert judiciaire.
Choix par l’assuré
Si l’expertise menée par l’expert de l’assurance ne vous satisfait pas, vous pouvez demander une contre-expertise.
Elle sera effectuée par un autre expert que vous pouvez choisir.
C’est l’assureur qui paie l’expert qu’il a désigné.
Mais si vous avez demandé une contre-expertise, il est possible que les frais de cette 2ème expertise soient à votre charge.
Certains contrats prévoient la garantie honoraires d’expert, qui rembourse les frais d’expertise, dans la limite prévue par le contrat.
Lorsqu’un expert est désigné par le juge, le jugement indique celui qui doit payer les frais de l’expertise.
L’expert choisi par votre assureur n’a pas l’obligation légale de vous transmettre son rapport.
Néanmoins, si l’assureur se base sur le rapport d’expertise pour vous refuser l’indemnisation, vous pouvez lui demander à le consulter.
Si l’assureur refuse, vous pouvez saisir la justice pour que le juge oblige l’assureur à communiquer le rapport d’expertise dans le cadre de la procédure.
Vous devez remettre à l’expert, à sa demande, tous les justificatifs qui peuvent lui permettre d’évaluer le ou les biens endommagés. Par exemple, les factures, les bons de garanties ou des photos des objets disparus dans le sinistre.