La Déclaration Préalable

La déclaration préalable est un document administratif qui donne les moyens à l’administration de vérifier qu’un projet de construction respecte bien les règles d’urbanisme en vigueur. Ce document est obligatoire pour les travaux de faible importance.

Il concerne tous les travaux inférieurs à 20m2 d’emprise au sol ou de 40m2 lorsque le projet est une extension située en zone urbaine (u) et que la totalité de la surface de plancher (existant + extension) ne dépasse pas 150m2.

Durée de validité de la déclaration préalable

La durée de validité de la déclaration est de 3 ans. Les travaux doivent impérativement commencer dans ce délai dès l’obtention de la déclaration préalable.

Une fois que les travaux ont commencé, ils ne doivent pas être interrompus pendant plus d’un an. Ils peuvent être échelonnés à condition que chaque interruption soit inférieure à un an et que les travaux exécutés d’une année sur l’autre soit suffisamment importants et significatifs. Si ces délais ne sont pas respectés, la déclaration préalable n’est en principe plus valable.

Prolongation de la déclaration préalable

Une déclaration préalable peut être prolongée 2 fois pour une durée d’1 an. Cette demande doit intervenir 2 mois avant l’expiration du délai de validité.

Consulter ci-dessous la fiche pratique du site officiel de l’administration française et télécharger les formulaires.


Fiche pratique

Acte de vente d’un logement existant

Vérifié le 07 août 2020 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Dès que toutes les conditions pour la réalisation de la vente sont réunies, un acte de vente définitif est rédigé et signé chez un notaire. Le transfert de propriété est immédiat.

L’acte de vente doit mentionner les informations suivantes :

  • Coordonnées du vendeur et de l’acheteur
  • Adresse du bien
  • Origine du bien (date du précédent acte de vente, nom du précédent propriétaire, acte notarié…)
  • Descriptif détaillé du bien, de ses équipements et annexes
  • Existence d’une hypothèque et/ou d’une servitude

L’absence d’information sur le droit de réflexion est passible d’une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.

L’acte de vente doit obligatoirement être accompagné du dossier de diagnostics techniques immobiliers.

Si le contrat n’est pas précédé d’une promesse de vente, l’acheteur dispose d’un délai de réflexion de 10 jours avant de signer l’acte de vente.

Le projet d’acte de vente est remis à l’acquéreur par lettre recommandée ou en main propre. Le délai de réflexion commence le lendemain de la 1re présentation de la lettre recommandée ou de sa remise en main propre.

En aucun cas, l’acte authentique ne peut être signé pendant ce délai de 10 jours.

Si le dernier jour du délai de réflexion est un samedi, un dimanche, un jour férié ou chômé, le délai est prolongé jusqu’au 1er jour ouvrable suivant.

 Attention :

aucune somme ne peut être réclamée durant le délai de réflexion.

Signature de l’acte

L’acte authentique de vente est obligatoirement établi par un notaire.

Où s’adresser ?

L’acte doit être signé par le vendeur et l’acquéreur. Quand l’un d’entre eux ne peut être présent, il peut se faire représenter en confiant à un tiers une procuration sous signature privée.

Le notaire garde le seul original de l’acte, appelé la minute. Il enregistre l’acte de vente au fichier immobilier, situé au service de publicité foncière dont dépend le bien, et au cadastre. Cet enregistrement rend l’acte de vente opposable au tiers.

Le jour de la signature du contrat de vente, il remet une attestation de propriété immobilière à l’acheteur.

L’acte de vente peut être signé sur support électronique, on parle d’un acte authentique électronique (AAE). Dans ce cas, le notaire prépare l’acte sur un logiciel de rédaction. Il joint l’ensemble des pièces annexes qu’il scanne. L’acte est lu sur écran par l’ensemble des parties et le notaire recueille électroniquement les signatures.

L’acheteur reçoit une attestation de propriété. À sa demande, il peut également obtenir la copie de l’acte par voie électronique.

L’AAE est envoyé automatiquement dans un minutier central (MICEN) établi et contrôlé par le Conseil supérieur du notariat. L’acte, ses annexes et les signatures de toutes les parties sont conservés dans un fichier.

La remise des clés à l’acquéreur se fait, en principe, à l’issue de la séance de signatures.

Notification de l’acte de vente

Le notaire conserve la minute. Après l’enregistrement auprès du service de publicité foncière, il remet la copie de l’acte de vente à l’acheteur, en main propre, par lettre recommandée avec avis de réception ou par commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire).

Cette copie revêtue des cachets de l’administration fiscale constitue le titre de propriété.

Le jour de la signature de l’acte, l’acquéreur paye le prix indiqué dans le contrat, déduction faite du montant de la somme versée lors de la signature du compromis de vente.

En général, l’acheteur paye les frais de notaire.

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Notaires de France

  À savoir

si le vendeur et l’acquéreur sont assistés chacun par leur notaire, les émoluments sont divisés entre les 2 professionnels.

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