Polo & Pan aux Estivales des Arènes

Le 04 juillet 2026

Après une première édition couronnée de succès, Les Estivales des Arènes reviennent en 2026 pour une deuxième édition qui s’annonce encore plus festive et fédératrice. Installé au cœur des Landes, dans les arènes mythiques de Parentis-en-Born, ce festival s’impose déjà comme un nouveau rendez-vous musical incontournable de l’été.

Pensé pour une génération curieuse, festive et passionnée de musique, le festival propose une programmation jeune, actuelle et solaire, mêlant électro, pop et vibes estivales. Le tout dans un cadre unique et chaleureux, sous les pins landais, à deux pas du lac et non loin de Bordeaux.


Samedi 04 juillet 2026, POLO & PAN, duo électro iconique, embarquera le public aux Arènes de Parentis-en-Born dans un voyage musical hypnotique aux sonorités ensoleillées, parfaitement taillées pour les nuits d’été.

De l’autre côté des écrans surgissait une vie nouvelle, qui tirait les couleurs de son spectre d’une palette plus éclatante que le soleil. Peu après la tombée de la nuit, lorsque Polo et Pan s’éveillèrent dans leur studio, ils admirèrent ces teintes violentes et profondes, du jaune souffre au bleu Klein, danser au-dessus des machines, percuter leurs surfaces métalliques, se perdre dans le dédale sinueux des fils électriques. Polo saisit une guitare sèche, Pan un synthétiseur, afin de capturer ce ballet de lumières dont le scintillement leur rappelait certaines façades de casino à Las Vegas et l’aura de ces étranges atolls apparues en songes.

Durant l’après-midi, les deux musiciens avaient répondu à des interviews, décliné leurs identités, raconté leur parcours. Paul Armand-Delille (alias “Polocorp”) et Alexandre Grynszpan (alias “Peter Pan”) s’étaient connus en 2012 derrière les platines d’un célèbre night-club parisien, Le Baron, avant de conjuguer leurs talents pour composer à quatre mains des morceaux qui devaient autant à l’exploration musicale de Polo qu’aux qualités de beatmakers et de dynamiteur de Pan. Leur quatrième essai, le single Canopée, les fit décoller au-delà des frontières. Leur première album, “Caravelle”, les amena en tournée mondiale. Leur second, “Cyclorama”, confirma leur succès, un goût certain pour une musique électronique et rêveuse, exotique et entêtante. Le duo était désormais prêt pour un troisième acte.

“22:22”, l’heure miroir, celle qui porte chance et prospérité, venait de s’afficher sur l’horloge digitale du studio. Polo & Pan croyaient aux signes du destin, à ces instants magiques où l’on bascule brusquement d’une réalité prosaïque (en noir et blanc) à celle féérique (en technicolor) du magicien d’OZ. Il suffisait parfois de fermer les paupières et de laisser ses doigts glisser sur les cordes d’une guitare ou les touches d’un clavier. C’est dans cet état hypnagogique, entre le sommeil et le rêve éveillé, qu’étaient nés les 12 morceaux de “22:22” (tel fut le titre de leur troisième album), 12 plages oniriques conviant tout à la fois les contes pour enfant et les comédies musicales (The Piano & The Violin), l’exotica (Pareidolies), la disco (Disco Nap, Nenuphar, Petite Etoile ou le très morodorien The Mirror), la dream house (A Different Side Of Us), la ballade sentimentale (22:23), le soft rock (Summer Is Almost Over, Bluetopia), la french touch (Laszlo) que la chanson française (La Nuit). L’ensemble composait un singulier tableau, mouvant et hypnotique, qui à l’exemple des paréidolies prenait soudainement une forme connue, familière et réminiscente, avant de s’évanouir pour se transformer progressivement en une autre figure, comme lorsqu’on observe attentivement la marche des nuages.

Dans cet album qui devait tout autant au pop art qu’au surréalisme, Polo & Pan avaient convié d’autres artistes aimés pour partir à l’abordage de leur île mystérieuse : Joseph Mount de Metronomy, Beth Ditto de Gossip, Pawpaw Rod, Antonin & Vico et Arthur Teboul, chacun fut un acteur essentiel de leur odyssée musicale (par le passé Channel Tres, Remi Wolf, Patrick Bebey, Jacques, Myd, Red Axes ou Vladimir Cosma furent également des compagnons de route). Aux confins des paysages connus, au-delà des cartes et des territoires, Polo & Pan bâtirent ainsi “22:22” tel un nouveau monde qui n’obéissait qu’aux règles de la poésie. A chacun désormais d’en interpréter les images.

L’aube est là et les musiciens reposent leurs instruments en songeant aux temps futurs : un nouveau live, les coulisses d’une scénographie novatrice, une ambitieuse tournée à travers le monde et un retour annoncé à Coachella. Lorsque Polo & Pan referment la porte de leur studio, les écrans se rallument et des lumières surgissent. Dans l’espace, au-dessus des consoles, de nouvelles images se forment. Alors le rêve peut recommencer.


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